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LE MYSTERE DE "STANG-AR-GARRONT " - Deuxième Partie - Sonate - VII - Atlant-Ys .

24 Septembre 2024 , Rédigé par Dan Ar Wern Publié dans #LE MYSTERE DE " STANG-AR-GARONT "

LE MYSTERE DE "STANG-AR-GARRONT " - Deuxième Partie - Sonate - VII - Atlant-Ys .
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  Le Mystère de " Stang-Ar-Garront "

                            - Deuxième Partie - 

 

 

                      Sonate 

 

 VII - Atlant-Ys

     

 

La vie est comme la mer ; dans les vagues de ses phénomènes consiste son éternité dans la profondeur de ses énigmes resplendit son prix . "

Elisabeth de Bavière , Impératrice d'Autriche . *

 

Croyez-vous que Mon corps est un phare lumineux

  unique , indivisé qui brille sur le monde entier ? "

Message à Vassula - 13 février 2016 .

 


 15 - Morgane , au terme de cette traversée dans l'espace-temps , revenait vers sa planète mère invisible tandis que le phare mystérieux , symbolisant la navigation d'une vie incarnée retournant à sa source une fois gagné le port , balayait d'une tache rouge , nombril ou naevus , la surface des flots , la mort n'étant qu'une nouvelle naissance au coeur de la matrice océane , miroir de l'infini du ciel ! Pas à pas , la belle sirène devrait en gravir avec peine les différents étages - sept en tout , nombre symbolique - lui permettant enfin d'atteindre le huitième , apothéose de la Grâce envahissante et triomphante , au soir d'une journée bien remplie , en ce Manoir du Graal où se trouve sans doute un merveilleux trésor , la Fontaine de l'Eternelle Jeunesse ! ( 19 )

            Dans le craquement de ses vertèbres , l'aube vermeille lui révélait sa profonde fatigue ainsi que la raideur de son cou marqué d'une trace sanglante ! Une vive lueur l'illumina soudain ! N'avait-elle pas souhaité en finir avec lui ? , se demanda-t-elle . Pauvre carcasse d'homme que ce triste pantin qu'était , d'après elle , son " crack " de cycliste à la gomme ! 

            Tout lui semblait bizarre ici , comme le fait qu'elle se sente enfin seule sur cette espèce de vaisseau magique échoué sur la grève , peu à peu guérie de ses blessures , délicieusement bien face à ce paysage fantastique perçu à travers les écailles de ses yeux pisciformes .

            D'une manière inexplicable , elle était venue , elle était là , maintenant , lui ressemblant , malgré tout , lui qui avait un faux air de despote , dans son costume ridicule de coureur démodé !

N'était-ce pas là le châtiment de la justice divine ?

            Fixé pour l'éternité au souvenir d'une vieille photo qui , dans le hall de l'hôtel de ville de Châteaulin , lui revint brusquement en mémoire : elle revit le jour de la kermesse et l'église où se trouvait encore la " Flèche de l'Aulne " , cette fantastique médaille flamboyante en métal argenté symbolisant sa victoire au critérium !

Eh bien , ma chère , nous nous inquiétions ! Vous aviez quitté si promptement la fête ! , lui disait  le maire , d'un air enjoué , pendant qu'elle arrangeait sa coiffure dans le rétroviseur de la voiture officielle .

Venez , nous jouons à un nouveau jeu !  Je suis sûre que cela vous passionnera , c'est une énigme policière ! , ajouta-t-il ensuite , lui présentant d'autres jeunes femmes qui avaient l'air si enthousiasmées par ce nouveau challenge inédit : 

 

 QUI A TUE RICKY LE BUAN ? 

 

16 - C'est alors que , pour toute réponse , elle alla se balader seule sur la corniche , dans le flamboiement rosâtre du crépuscule , en direction du jardin qu'un phare lointain , planté sans doute parmi les flots , réveillait parfois d'un faisceau de sa lumière pourpre alternative allant mourir , semblait-il , au-delà d'un paysage de solitude borné de hautes montagnes révélant l'abandon de leur beauté secrète , sa vraie patrie , par-dessus les toits des quelques maisons solitaires , quasi-obscures de ce monde triste , oublié parmi les étendues sauvages ... 

       Tout à coup , dans l'escalier ,  résonnèrent des bruits de pas ... N'était-ce pas ceux de sa fille Perdita , venue enfin la sauver ?

       Puis , le soir venu , on la fit descendre par un escalier menant à un cellier voûté en berceau de la sombre tour médiévale fortifiée , où la surveillance était discrètement assurée par deux gardes de haute stature habillés en moines , portant des capuches dissimulant leurs traits . Poussée par ses sbires dans un long couloir , tous parvinrent à une geôle où , lui dit-on , son homme de la Terre avait dormi , porte d'entrée d'une sorte d'immense salle d'embarquement . Là , sanglée dans une capsule métallique à coussin d'air s'ouvrant au moyen d'une vitre-miroir teintée , elle fut propulsée à grande vitesse à l'intérieur d'un tunnel obscur . 

       Ensuite , on l'enferma dans une autre cellule plutôt rudimentaire mais confortable , dotée d'un écran de télévision diffusant en boucle d'étonnantes images d'une cité sous-marine surmontée de dômes lumineux , dans laquelle on voyait de curieux vaisseaux se déplacer sous l'eau dans une espèce d'apesanteur ou s'immobiliser soudain sur un jardin suspendu aux splendides arborescences , tandis que d'autres bulles et cylindres translucides paraissaient dégringoler précipitamment de l'horizon marin , parcourant les artères de la petite

ville d'Ys , voguant dans tous les sens , mais sans jamais se heurter !

        Plusieurs heures s'écoulèrent sans qu'elle reçût la moindre visite , sinon celle du gardien de phare chargé de lui apporter nourritures et provisions par un système de trappe coulissante , ce dernier s'éloignant , d'ailleurs , le plus vite possible afin de ne pas entendre les gémissements et les récriminations de la prisonnière .

Eh bien , ma chère , comment vous portez-vous  ?

        Réveillant la dormeuse assoupie sur sa

couche , un éclat rougeâtre avait soudain semblé jaillir du poste . Elle dut faire un gros effort pour échapper à l'intrusion d'un tel personnage , qu'elle ne connaissait guère , homme-poisson d'aspect désagréable , parlant d'une voix grave , assez mielleuse , et qui portait , pendant à son cou ,  un étrange bijou rouge en forme de trident .

Que faites -vous  ? , s'énerva-t-elle . Pourquoi suis-je enfermée ici  ?

Voyons , mon amie , vous êtes notre invité , soyez raisonnable  ! Il fallait bien que l'on vous laisse méditer un peu sur l'avenir de cette créature que tous , ici , avaient , peut-être , décidé de supprimer ! 

Je sais que vous aviez du mal à nous comprendre , reprit soudain l'autre d'un sourire glacé , mais ...

Mais pourquoi tout ça  ? , le coupa sèchement la lionne en cage .

Ma pauvre amie , votre vie n'a pas été facile , j'en suis sûr et vraiment désolé , mais si vous aviez seulement le moindre soupçon de ce qui se trame , et si vous réalisiez que nos petites querelles ne sont que l'ombre d'un problème beaucoup plus large concernant la  maîtrise " du

Temps , l'essence de notre pouvoir invisible , eut-il encore le temps de lui dire avec lenteur d'une voix de plus en plus grave , alors que ses traits peu à peu s'effaçaient , tournant à l'écarlate , puis laissant comme dernières traces de son visage , quelques rayures grises de mérou déchirer l'écran !

 

 

A Suivre 

                            ___

 

DAN AR WERN - LE MYSTERE DE " STANG-AR-GARRONT " - Deuxième Partie - Sonate - VII - Atlant-Ys - Pep gwir miret strizh - Tous droits réservés - All rights reserved -

Le Mystère de " Stang-Ar-Garront " , copyright 2024 .

 

                            ___

Notes :

 

19 - Fontaine de jouvence , source mythique censée restaurer la jeunesse de quiconque boit ou se baigne dans ses eaux . 
 

" Elisabeth de Bavière , Impératrice d'Autriche , Pages de Journal " ( 1898 ) par Constantin Christomanos ( Konstantin Chrestomanos , 1867 - 1911 ) , historien , dramaturge grec , lecteur de l'impératrice Elisabeth d'Autriche .

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