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le ruban rose du crepuscule

LE RUBAN ROSE DU CREPUSCULE ( Nouvelles ) - I - Confession d'une Hôtesse de l'Air .

30 Novembre 2025 , Rédigé par Dan Ar Wern Publié dans #LE RUBAN ROSE DU CREPUSCULE

LE RUBAN ROSE DU CREPUSCULE ( Nouvelles ) - I - Confession d'une Hôtesse de l'Air .

 

 

LE RUBAN ROSE DU CREPUSCULE

 

 

 

 

 

 

 

 

I - Confession d'une Hôtesse de l'Air

 

 

 

Seigneur , qui séjournera sous Ta tente ? Celui qui se conduit parfaitement , qui agit avec justice et dit la vérité selon son cœur . "

Psaume 14

 

 

 

 

 

 

 

1 - Quinze ans plus tard , lorsque j’aperçus son visage émerger de la foule du RER , et que je le vis peu à peu approcher au bout du quai , une impression étrange m’effleura , comme si la nuit de nos vols long-courriers de jadis , au-delà de cette bande rose accouchant des nuages noirs d'un crépuscule hivernal , s’était déposée sur lui sans pour autant l’alourdir . Pourtant , je le reconnus aussitôt , quelques cheveux en moins , dans ses yeux la couleur d'une fatigue ancienne devenue plus douce , comme si ces échappées nocturnes de notre jeunesse , pesant sur son regard  maintenant vieilli par la nostalgie , avaient fini par se tasser au fond de lui .

Ça alors ... fit-il en me serrant la main . On dirait que tu n’as pas bougé .
- Je pourrais te dire la même chose . Toujours sur long-courrier ?

Par chance , nous trouvâmes le temps d'aller boire un verre dans le quartier le plus proche , celui de la gare de Lyon , parlant du métier , des années qui , à notre insu , s'étaient effilées par delà les joies et peines qui , plus ou moins grandes , jalonnent habituellement la vie de chaque être . Il était de passage à Paris , m'annonça-t-il ensuite , retiré comme moi depuis longtemps du métier . Cependant , de fil en aiguille , une fois égrenée par lui la liste habituelle des nombreux cancans de la boîte ainsi que l'évocation de lointaines figures d'une époque aujourd'hui disparue , la conversation glissa sur un tout autre sujet . L’oeil de l'ancien collègue , alors , mouillé par l'alcool , prit une expression plus indéfinissable , presque gênée ... 

- Tu te souviens d'une hôtesse , sur un Rio–Paris ? , me confia-t-il avec une certaine nervosité . Je crois qu'elle s'appelait Laura ...

Sa phrase , très étrange , était tombée comme un éclat de lumière sur un souvenir que je croyais éteint . Je sentis ma gorge se nouer , tandis qu'une ombre passait entre nous , plus rapide qu’une turbulence .

Non ... je ne crois pas la connaître .
- J’aurais tant aimé savoir ce qu'elle est devenue .

Je dus détourner les yeux . C’était absurde : comme le pont d’un avion , le sol du bar s'était mis à soudain tanguer sous mes pieds , la simple évocation de ce nom provoquant en moi un léger état de trouble . Mais tandis que je feignais une curiosité mêlée d'indifférence , mon voisin continua , me racontant que , sur ce vol , pendant la phase calme du second service , elle l’avait entraîné derrière un rideau , dans ce réduit de circonstance où l’on dépose les sacs d’équipage , pour lui confier une anecdote étrange et tendre ...

2 - Ils avaient d'abord parlé des chansons d'une " star " à la mode qu'ils aimaient bien écouter tous les deux .

Mais elle , en plus , qui avait vécu derrière la vieille église du village pendant son enfance , habitant à quelques rues de la vedette , lui avait-elle avoué dans un petit rire en poursuivant leur dialogue déjà entamé à l'office , à tel point qu'elle pouvait presqu'entendre sa guitare le soir , en ouvrant les fenêtres , n'avait pu réellement faire sa connaissance qu'au bout du monde , quelque part du côté de l'Amérique du Sud , en Argentine ! Ensuite , avait-elle gaffé avec une grimace de clown lui faisant croire qu’elle en savait toujours un peu plus qu’elle ne disait :

- Sache quil lui arrive même dôter son alliance lorsque le moment sy prêteOu alors , peut-être avait-elle glissé Tu vois le genre ...

Elle ponctuait toujours ses mots d’un sourire étudié , lent , qu’elle savait parfaitement doser : juste assez provocateur pour troubler , jamais assez pour la compromettre , draguant toujours un peu , sans jamais offrir tout à fait .

L'autre , visiblement fasciné par la belle créature ayant inventé ce récit , s’était mis à imiter le doux accent du chanteur en question .

Peut-être espérait-il l’amuser , lui plaire , ou seulement se persuader qu’un lien quelconque était possible entre eux ? Mais lorsqu’ils avaient débarqué à Roissy , elle n’avait pas même tourné la tête : elle avait marché tout droit , la nuque haute , vers le copilote qui l’attendait au pied de la passerelle , un grand gaillard , son mari . Pas un regard pour ses collègues , pas un mot . Juste une silhouette qui s’éloignait , impeccable , sous la lumière blafarde du petit matin .

- Tu sais ce qui a pu lui arriver ? me demanda-t-il encore , d’une voix hésitante .
Je sentais comme une pointe me traverser le cœur . Je ne pouvais rien dire . Comment lui avouer que je l’avais connue moi aussi , de l’autre côté du voile des confidences , dans un secret trop fragile pour être livré à cette âme tremblante ?
Je me contentais de sourire , d’un sourire pâle qui n’engageait à rien .
- Non ... Je n’en ai pas entendu parler.

3 - Ce pauvre Antoine , il avait toujours gardé ce mélange de naïveté et de gentillesse qui plaisait tant aux passagères , me rappelais-je vaguement , mais sans toutefois les convaincre , et , sans doute , l'avait-il juste attendrie . Il m’expliqua avoir cru qu’ils pourraient vivre quelque chose en cet instant magique , un de ces rêves suspendus naissant au-dessus de nues toutes roses , dans la pénombre bleutée de la cabine arrière , lorsque , la plupart des passagers dormant , l’avion dérive entre deux continents , filant au-dessus de l’Atlantique comme une longue flèche de ténèbres ! C'est ainsi qu'ils s'étaient retrouvés tous les deux , cette nuit-là , pendant le temps de repos , là où la lumière bleutée des veilleuses donne toujours l’impression d’être dans un confessionnal . 

Puis , la jeune femme avait soulevé la tenture juste assez pour qu’il puisse passer . L’intérieur sentait le café froid mélangé au parfum discret qu’elle portait sur elle , des notes épicées , presque trop intimes pour une simple petite pause , une odeur chaude , presque charnelle , poignante . Elle avait ri si doucement , de ce rire clair qui faisait vibrer sa gorge . Et pour lui répondre , le steward , un peu trop vite , un peu trop séduit , s’était mis à imiter l’accent méridional de l'artiste en lui fredonnant quelques unes de ses oeuvres les plus connues , comme " Le Chant d'Etoiles " ...

- Tu sais j'aurais tant voulu la revoir !

Il avait un air si mélancolique en sortant du bar , lorsque , après avoir échangé nos adresses , nous nous quittâmes . Quant à moi , malheureusement , je ne pouvais rien lui révéler de nos heures volées , ni des nuits profondes à l’écouter chanter , à moitié nue , de sa voix suave , un vieux refrain sur un “ ruban de lumière découpé par le soir ” , ni la vérité de notre histoire , brève comme un vol de nuit dans ces chambres d'hôtel où , entre deux baisers , des fantômes d'amour se profilent dans la chaleur des corps , derrière les tentures défraîchies .  

Je répondis seulement :

- Non , mon vieux . Je ne sais rien .

4 Quand il m'avait parlé d’elle , j'avais cru d’abord à quelque banalité , comme un simple souvenir lancé au hasard . Mais très vite , j'avais compris que ce nom fatal déclencherait en moi une secousse que je n’avais guère anticipée . Comme si , en le prononçant , il avait tiré d’un coup sec le voile d’une cabine obscure où je m’étais efforcé , tant bien que mal , d’enfermer quinze ans de ma vie . Zweig , dans ses nouvelles , disait que certains souvenirs ne dorment jamais vraiment , qu'ils respirent dans un coin de nous , guettant la moindre fissure pour resurgir avec la violence du premier jour . Je l'avais laissé parler , cependant , mais je sentais chaque mot comme une blessure .
Car ce qu’il racontait , cette proximité , ce trouble , ces confidences chuchotées faisant écho à mes prières demeurées sans réponse dans le luxe tapageur de nos palaces de rêve sous le velours du cosmos étoilé de paradis exotiques , tout cela , elle ne l’avait donné qu'à moi , uniquement à moi , dans une ascension fiévreuse où les émotions se précipitaient à l'intérieur de mon crâne , dans mes tempes , depuis le souffle de ses lèvres .
Du moins , je l’avais longtemps cru !

Elle te draguait , lui avais-je doucement demandé , presque malgré moi .
- Vraiment Tu crois
- Certains m'ont dit qu'elle allumait tout le monde .

Je me  souvenais d’elle , effectivement , de son pas souple dans le couloir , de son impeccable chignon , de cette façon de retenir son sourire comme on retient un secret . Non , je ne crois pas qu'elle draguait . Mais elle faisait quelque chose de plus subtil , de plus dangereux , s'assurant qu'elle pouvait toucher quelqu'un rien qu’un instant , rien qu’un souffle , comme une mouette sur la mer , quand elle voulait , sans jamais aller plus loin . Ce n’était pas de la légèreté , c’était presque une expérience , un besoin . Comme une confirmation fragile de sa propre existence .

Et moi , quinze ans que j’avais réussi , tant bien  que mal , à refermer cette porte . Quinze ans que l’image de son visage , mélange de douceur et d’ombre  , dormait au fond de ma mémoire comme un animal blessé .

Elle était différente  m'avait confié Antoine . Pas du genre à rire pour rien . On nosait même pas laborder en service . Elle gardait cette ... distance . Une élégance un peu froide . On aurait dit quelle portait en elle quelque chose de très lourd , mais quelle refusait de partager .

Dans la pénombre , son visage lui avait paru presque transparent . Pourtant , c’était elle qui semblait tout absorber de la lumière bleutée des veilleuses .

Je n’ai jamais compris pourquoi elle m’avait demandé si je pouvais lui tenir un instant compagnie , me dit-il avant de partir . Elle ne m’avait jamais adressé trois mots auparavant .

Dans le silence de la cabine , avec le ronflement profond des moteurs qui enveloppait tout , elle s’était laissée aller à un aveu minuscule , mais si inattendu .

Elle m’a confié qu’elle avait grandi dans un tout petit port de pêche proche de la frontière belge , raconta-t-il . Un endroit où personne ne vient jamais , me disait-elle avec amertume , ajoutant que parfois , le vent lui ramenait des voix qu’elle croyait avoir oubliées .

J'étais au courant de tout cela .
Je savais où elle était née , elle , fille du sud , ce qu’elle fuyait , ce qui la hantait , le drame de sa vie , l'adoption par sa famille paternelle à la mort de ses parents , victimes d'un crash lorsqu'elle n'avait que dix ans .

Je savais à quoi ressemblaient ces voix qui lui avaient demandé à elle , seule rescapée , de devenir navigante , plus tard , pour conjurer le sort !

Mais lui , il ignorait tout . Lorsque , un peu hésitant , leur dialogue avait enfin repris , que pouvait-il vraiment comprendre ? 

Elle m’a parlé comme si j’étais un étranger . Parce qu’elle savait qu’on se séparerait à l’atterrissage . Pourtant , j’ai eu l’impression qu’elle cherchait quelque chose en moi . Pas de la séduction , non quelque chose d'autre . Une présence , peut-être , ou l'occasion de se confesser au premier venu .

5 - Je voulus , à mon tour , parler . Je voulus tout lui raconter de la nuit où elle m’avait laissé entrer dans sa solitude , et la manière dont je lui avais pris la main comme on saisit quelqu’un qui glisse , lui raconter ces heures où nous avions cherché de l’air dans la pénombre d’une chambre d’escale . Mais l’aveu était resté coincé , comme si cette histoire n’appartenait plus qu’à moi , à ce qu’elle avait brisé en moi .

Non. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue.

En proférant ce mensonge pour la première fois depuis quinze ans , je sentis à nouveau le goût de sa présence dans le poste repos , pendant cette nuit qui semblait flotter hors du monde , au milieu d'un espace resserré , presque étouffant , dans lequel , avec le vrombissement grave des moteurs de l'appareil , on n'entendait plus que nos deux respirations . C'est là qu'elle m’avait attendue , derrière le rideau , non  par légèreté , mais par une urgence qu’elle ne désirait pas avouer , ses épaules de biche un peu voûtées , comme écrasées sous une pesanteur invisible , assise sur la couchette . Et quand j'imitais l’accent du chanteur , ce parler provençal du village où j'étais né , chargé de soleil et de douceur , elle eut comme un tressaillement , son corps sursautant s'une manière presque douloureuse .

Ne me fais pas ça ... murmura-t-elle en me souriant d'une mine fragile , presque brisée .

- Pourquoi ? demandais-je , intrigué .
Je ne comprenais pas encore que je venais de toucher une zone interdite .

Elle releva la tête . Dans la pénombre filtrée par le rideau , ses yeux brillaient d’une lueur fiévreuse .

- Parce que ... tu lui ressembles .
Pas physiquement ... mais cette voix ... cette manière de parler ...
Ça me ramène chez moi .

Elle posa une main sur ma poitrine , comme pour calmer mon propre cœur .

- Je viens moi aussi de là-bas , tu sais , lui répondis-je . Du pays où l'on parle joliment , quand les soirs sentent la pierre chaude et les vignes .
Je croyais que jy reviendrais un jour ... que ...
Un souffle m'échappa .
- Que nos vies seraient là-bas ...

Le parfum ambré qu'elle portait satura l’espace , étouffant presque la lumière . Elle se pencha légèrement vers moi .

- Quand je lai rencontré , lui , en Amérique du Sud ... ça ma frappé comme un coup de vent chaud . Jai cru ... jai cru que cétait un signe . Un appel . Comme si le monde hurlait :
Tu t’es trompée de vie , ma fille . "

Je me mis à déglutir . Je n’avais jamais imaginé qu’une hôtesse puisse me parler avec cette intensité fébrile , presque tragique .

Elle continua , la voix plus basse , plus rapide , comme si les mots lui brûlaient les lèvres :

- Et puis ... jai épousé un autre homme . Un homme bon comme mon père , oui . Sérieux , solide , honnête . Un pilote breton , fils de marin .Tu pigesMais c'est un homme du Nord ...
Loin des vignes , du soleil , des collines de ma mère . Loin de mes vraies racines .
Loin de tout ce que jaurais voulu être , je crois .

- Je me suis ... égarée , me souffla-t-elle en portant une main à son front pâle , dans un silence lourd comme un poids , laissant tomber ces derniers mots comme si elle venait de commettre une faute en les prononçant .

- Quand toi , tu as repris cet accent ... jai cru entendre ... une version de ma vie qui navait jamais eu lieu . Alors , je nai pas su résister à l'éclat de ce fantôme ! Je voulais juste le toucher !

Se rapprochant encore  , mais dans un geste de supplication , pas de séduction , la brunette ferma l'oeil un instant .

- Tu vois , dans ce foutu métier , c'est tout juste si on ne devient pas transparente . On sourit à une multitude invisible , on la rassure , on la sert ... mais , rien quune fois , comme une femme , pas comme une hôtesse , on a besoin dêtre regardée .

Sa voix tremblait légèrement .

- Ce soir ... javais besoin que quelquun me regarde comme çaTu comprends ? Ce nest pas toi seulement que je cherchais . Cétait ... ce que tu représentais . Lombre dun autre homme . Lombre dun choix que je nai pas pu faire , parce qu'après l'accident ... je suis restée handicapée à vie , stérile !

Puis se reculant soudain , comme honteuse de s’être dévoilée , elle respira profondément :

- Pardonne-moi . Je ... je naurais jamais dû te dire ça !

Le rideau vibra légèrement quand elle le repoussa .
Quelques minutes plus tard , le moment venu du débarquement , l'hôtesse reparut telle qu’elle souhaitait qu’on la voie : droite , glacée , irréprochable , allant vers son mari sans un regard pour l'équipage ...
Comme si sa confession n’avait été qu’un rêve fiévreux dans la nuit . 
Sans doute , avait-elle voulu , par la suite essayer , avec d'autres , la même aventure ?

6 - Peut-être avait-il deviné mon trouble , me demandais-je , quand je lui avais serré la main ? J'entends encore les dernières paroles de mon ex-collègue .

- Tu es sûr que tu ne la connaissais pas … tu n’as jamais eu de nouvelles ? Tu ne sais pas ce qu’elle est devenue ?

Ce fut le moment où je faillis m’effondrer . Comment n'avait-il pu rien discerner ?

Moi , j’avais appris la vérité par hasard , quelques années plus tôt , dans un rapport officiel , sur une liste où figurait le nom de celle qui périt dans la nuit noire du Rio–Paris , catastrophe où elle fut engloutie avec tant d’autres malheureuses victimes , noyée avec son parfum , ses demi-sourires de sirène , et toutes ses confidences ! ( 1 )
Jamais personne, hormis moi, n’aurait su qui elle avait été réellement , ni ce qu’elle avait failli devenir dans ma vie .

Je sentis la brûlure de l’aveu monter à ma gorge .

J’aurais voulu lui dire :
Tu es morte , tu as brûlé dans le ciel que tu chérissais tant
J’aurais voulu lui chanter :
Ce parfum que tu cherchais encore , je suis le seul à l’avoir connu jusqu’au bout .
J’aurais voulu lui murmurer :
Je t'ai aimée , oui , je t’ai trop aimée pour deux

Mais je ne dis rien .

J'avais confirmé seulement :

Non . Je ne l'ai jamais revue .

Et pendant que je marchais le long de la Seine dans la froidure , je sentis à nouveau comme une trace fugitive de son parfum sur le quai , cette étrange fragrance de nuit chaude et d'absence , de désir et de passion retenus .


FIN

                                                         

                                                             ___

 

DAN AR WERN - LE RUBAN ROSE DU CREPUSCULE ( Nouvelles ) - I - Confession d'une Hôtesse de l'Air - Pep gwir miret strizh - Tous droits réservés - All rights reserved - " LE RUBAN ROSE DU CREPUSCULE " , copyright 2025 . 

                                                                    ___

Notes :

1 - Le , l'Airbus A330 assurant le vol Air France 447 ( AF447 ) , en provenance de Rio de Janeiro , au Brésil , et à destination de Paris , en France , s'écrase dans l'océan Atlantique , entraînant la mort des 228 personnes se trouvant à son bord .

 

 

 

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