le ruban rose du crepuscule
LE RUBAN ROSE DU CREPUSCULE ( Nouvelles ) - III - Mystères de la Beauté .
LE RUBAN ROSE DU CREPUSCULE
III - Mystères de la Beauté
" Sans crainte , il se sentit désormais proche de cette ultime merveille qui n'est plus une illusion ni un rêve , mais la vérité , obscure , éternelle ... "
Stefan Zweig - " Les Prodiges de la Vie " ( Die Wunder des Lebens , 1904 )
1 - Ce jour-là , le regard perdu vers le lointain , marchant sur la plage déserte , il sentit qu'une sorte de frisson lui parcourut l'échine , comme s'il avait eu l'étrange sensation que quelque chose allait changer sa vie , que le destin lui réserverait une rencontre qui allait la bouleverser !
Le vent soufflait fort , ce matin-là , sur la côte , rythmant de sa mélodie envoûtante , la danse des vagues , faisant s'agiter les hautes herbes des dunes dominant la falaise . Le ciel était couvert , comme s'il se préparait à jeter des trombes d'eau sur ce bout de terre sauvage , mystérieuse où , autour de son phare , sentinelle de pierre surveillant les masses noires de l'océan , paraissaient assoupies quelques toits de chaume et d'ardoise d'un petit village breton de pêcheurs , blottis les uns contre les autres pour mieux se défendre contre les éléments , derrière les bras protecteurs de ses hautes parois de sable et de calcaire . Mais en voyant l'horizon mystérieux couronné de nuages toujours très menaçants , le promeneur frissonna de plus belle , croyant revivre en lui les affreuses turbulences qui l'avaient amené ici en catastrophe !
Car c'était là qu'une partie de sa famille vivait , dans ce lieu isolé du reste du monde où il n'avait pas remis les pieds depuis longtemps , mais qui , sans doute , avait plus ou moins consciemment formé son caractère d'homme à l'esprit libre , au regard perçant comme celui d'un de ces oiseaux de mer hurlant au-dessus des flots tumultueux !
- La création , marmonnait-il dans sa tête , recherche impuissante passant trop souvent par une douleur atroce ... ou plutôt , l 'oeuvre accomplie , certitude stérile , devenue vaine ?
N'avait-il pas , d'ailleurs , depuis sa plus tendre enfance , été fasciné par la beauté grandiose de cette immensité , n'avait-il pas passé , hélas trop souvent éloigné de ses rives , de longues heures d'exil à essayer de retrouver partout , même à l'autre bout de la terre , le chant des mouettes intrépides qui l'avaient toujours fait rêver d'aventures lointaines , d'insondables secrets ? Tout à coup , plissant les yeux pour mieux voir , il distingua une forme humaine au loin , comme une silhouette vêtue d'un ciré jaune qui , à travers la brume épaisse enveloppant le paysage , agitait désespérément les bras dans sa direction . Sans réfléchir , il se mit à trotter un peu plus vite alors vers cette personne , malgré l'embrun fouettant son visage et la lourdeur de ses bottes , pensant qu'il devrait , peut-être , aider un inconnu en détresse !
2 - Il observait le large comme on regarde une mère , avec ce mélange de confiance et d'interrogation , d'espoir qu’elle ne lui parle en confidente , perdu dans ses rêveries , contemplant l'immensité , songeant ou ne pensant à rien , les mains jointes , cachées dans les poches de son " kabig " , Soulevant quelques grains de poussière sur la plage où le vent soufflait , léger d'abord , puis plus vif , remuant ainsi , quelque part , cette chose ancienne , comme un ressac d’enfance au loin , là-bas , mais pourtant tout proche , dans sa mémoire , dans sa poitrine serrée . ( 1 )
Pour toute réponse , les oiseaux criaient . C’est cela qui l’avait pris d’abord , ces hurlements aigus , trop semblables , peut-être , à ceux qu'il entendait jadis , grimpé sur des rochers de granit battus par l’écume , là où , après la tempête , il pouvait ramasser des coquillages , là où il sentait l’iode pénétrer jusqu’à ses os .
Aujourd'hui , l’air plus doux , plus rond , n’avait pas cette morsure salée , il caressait plus qu’il ne brûlait la peau , et pourtant , les mouettes ne changeaient pas , fidèles à elles-mêmes , comme à la mer qui les porte d’un pays à l’autre sans leur demander d’où elles viennent .
Sans doute ne comprendrait-il jamais pourquoi les vagues meurent au rivage , rongeant impitoyablement les quelques châteaux de sable des maigres illusions de ces nostalgiques pisciformes découvrant peu à peu , enseveli sous leurs songes , comme un ancien chemin d'âme bordé de croix vers d'insondables profondeurs ?
Mais cet autre monde , évoqué par Debussy , où la nuit , parfois , certains s'aventurent , n'est , sans doute , qu'un univers double où , telles des sirènes , se faufilent d'étranges créatures venues rendre une petite visite de voisinage au mystérieux pays des hommes ? ( 2 )
Certes , les regrets sont toujours tardifs , pensa-t-il . Mais fouiller dans le passé ne sert très souvent qu'à faire s'agiter des chimères ... Qu'y avait-il donc au fond de lui pour qu'il se sente aussi mal ? Sans doute était-il temps , jugea-t-il , d'oser lui parler , d'aller , sans défaillir , dévoiler quelque chose de son âme souffrante à l'ombre passagère , là-bas , pour satisfaire , tout en prétextant son aide , en même temps que son ego d'artiste reconnu , sa légitime curiosité .
3 - Il était revenu en Bretagne sans l’avoir voulu , rappelé par un deuil . Sa sœur l’avait appelé au téléphone : " Maman ne passera pas la semaine " .
Il avait repris la route , laissé la capitale , ses vernissages , de même que son atelier de Montmartre , comme une bête traquée devant soudain quitter sa tanière . À l’hôpital de Carhaix , rongé d'inquiétude , il avait veillé deux jours et deux nuits . Puis tout s’était éteint : la respiration , le fil du moniteur , et même la lumière blafarde du couloir lui avait paru mourir . Le soir des obsèques , brisé par la douleur , incapable de rester dans la maison vide , il avait couru où le ciel de l'Ankoù , teintant les vagues d’un rose étrange , semblait annoncer une nouvelle naissance , et comme si tout l’horizon , s’enveloppant d’un ruban vaporeux , l'amenait vers cette grève de Sainte-Marguerite d’où , il y avait vingt ans , le cœur incendié d’un amour refusé , il avait fui . ( 3 )
Encore ensommeillé de fatigue , il avait gagné l’eau qui refluait , quand il la vit portant un caban bleu marine et une écharpe rose flottant dans le vent , qui se retournait à peine vers lui , à son passage , mais ce fut suffisant : la même silhouette , le même port de tête , la même agilité insolente que celle de la jeune femme qu'il avait peinte jadis , et qu’il n’avait jamais cessé d’aimer !
L'ayant aperçue un seul instant comme découpée dans l'or du soleil couchant , chargé d’embruns et de cette odeur d’enfance qui rouvre toutes les cicatrices , Goulwen crut halluciner devant le retour impossible de Klervi .
Un teint livide farda brusquement son visage , un grand poids d'angoisse lui nouait maintenant l'estomac , surtout lorsque la jeune fille le croisa en le regardant à peine , avec une indifférence parfaite ... mais ce simple regard gomma d'un seul coup d'oeil vingt ans d’oubli forcé ! La ressemblance était impossible , insoutenable , presque . Alors , tenta-t-il de l'approcher , de la chercher avec lenteur dans l'obscurité . Mais quel problème , se dit-il , avec tous ces gens qui ne comprendront jamais rien de ce "Mystère de la Beauté " dont parle Saint Augustin , que , parfois , lui-même éprouvait avec une telle intensité que chez lui surgissait en même temps le besoin de n'être plus rien , sinon de se dissoudre dans le Néant ! ( 4 )
Celle qu'il avait connue autrefois , qui le poursuivait jusqu'au plus profond de sa trouble personnalité , était-ce vraiment la même ? Ressemblait-elle encore à son obsession maladive ? Il sentit vaciller sous lui ses deux jambes , tandis que la jeune inconnue , avec juste un léger éclat dans le regard , glissé d'un oeil indifférent comme celui que Klervi lui avait lancé la première fois , passait près de lui sans vraiment le voir !
Goulwen murmura , malgré lui :
- Klervi ...?
Alors , l'autre s’interrompit , semblant quelque peu surprise en entendant ce nom .
- Vous m’avez parlé ?
Sa voix , douce mais assurée , fit trembler quelque chose en lui .
- Pardonnez-moi ... j’avais cru reconnaître quelqu’un , fit-elle , hochant la tête , polie mais distante . Ce doit être une erreur . Bonne soirée !
Puis , abandonnant sur place le malheureux marcheur éconduit dont le coeur cognait comme celui d'un adolescent , la jeune femme avait repris sa marche en s’éloignant dans le crépuscule à si grande vitesse qu'il n'eut même pas le temps de lui expliquer sa méprise .
4 - Le lendemain , cependant , lors d'une balade au village , il la revit .
Elle sortait de la boulangerie , un filet de lumière dans les cheveux . La commerçante la présenta naturellement :
- Goulwen , vous ne connaissez pas Lotta Kernéis ?
Le sac en papier manqua de lui tomber des mains . La fille sourit légèrement , comme si elle avait attendu ce moment .
- Pardonnez-moi , je ne vous avais pas reconnu , hier . Pourtant , je me rappelle que ma mère m’avait souvent parlé de vous .
- De moi ?
Sa voix était à peine audible .
Ils se reparlèrent plus loin , sur le bord de mer .
Comme une mémoire en poussière , le vent soulevait le sable par petites rafales .
- Vous êtes peintre ? , lui demanda-t-elle .
Il baissa la tête .
Elle hésitait un peu , puis continua :
- C'est bien vous qui avez peint ce tableau , n’est-ce pas , " Le Ruban Rose " ?
Il lui sourit tristement .
- C'était moi , oui , " le jeune boutonneux têtu , le rabat-joie qui ne comprenait que le silence " , comme elle disait .
La ressemblance était si forte que chaque mot qu’elle prononçait réveillait en lui un écho douloureux .
Que c'est étrange de vous voir ici ! , se décida-t-il à lui dire au bout d'un instant de gène ... Mais , sortant péniblement de sa torpeur , la jolie fille avait sans doute le dessein caché , en bredouillant un discours de circonstance , de calmer un peu son émotion .
Sa petite voix claire et charmante rallumait en lui , au-delà du chagrin , le souvenir enflammé de cette soirée où , jadis , il avait rencontré Klervi Morvan pour la première fois , lors d'un fest-noz , faisant défiler dans sa mémoire , à toute vitesse , un cortège d'images merveilleuses près d'elle , sur la piste ou accoudés au bar à siroter ensemble un chouchen en racontant leur vie !
- Dansez-vous toujours ? , lui demanda Lotta pour essayer de rompre la glace d'un ton qui , sans espérer de réponse immédiate , se voulait apaisant . Puis , marquant une pause , elle ajouta , pleine de gravité :
- Elle est morte il y a trois ans , vous savez , d'un cancer . Personne ne vous l'a dit ?
Goulwen secoua la tête , comme si le monde , semblant se replier brutalement sur lui-même , lui tombait dessus d'un seul coup !
- J’ai peint son visage toute ma vie , lui murmura-t-il ensuite en sanglotant . Je croyais ... qu’elle serait encore là .
La bretonne , gênée , baissant les yeux , ramassa un galet , le fit sauter dans les vaguelettes , geste enfantin , léger , mélange de simplicité et de lumière intérieure qui fit jaillir en lui , comme une flamme , l’envie irrépressible de renaître pour la peindre .
Aux couleurs d’une innocence offerte à la vie , il voyait déjà ce nouveau portrait , non pas comme la réplique de l'autre visage , mais comme la révélation d’un profond mystère . Il ignorait encore tout d’elle , certes , ne connaissant pas son histoire . Mais dans l’ombre encore indistincte de son esprit montait une évidence : la Beauté n’était pas qu'un concept esthétique, un souvenir douloureux d'une femme perdue . La Beauté vivait là , devant lui , dans cette présence imprévue d'une jeune âme contemplant la mer avec une confiance d’enfant . Déjà , au fond de lui , naissait ce frémissement qu’il n’avait plus connu depuis des années , celui du créateur qui pressent qu’un être , un seul , peut suffire à refonder l'espoir .
5 - Ce fut un ancien de leur bande , Yves Kervoal , qui acheva de tout faire basculer lorsqu'il croisa , par hasard , celui qu'il n'avait pas revu depuis longtemps , devant la ferme isolée des Morvan , la famille de Klervi où celle-ci avait vécu après le départ du peintre , et qui , aujourd'hui était déserte .
- Tu veux savoir la vérité , Goulwen ?
- La vérité ?
- Oui . Ça s’est passé au fest-noz du Quinquis . Tu t’en souviens ? Rappelle-toi , Paol Kermarec nous avait tous , après le bal , ramenés dans la vieille automobile anglaise de son père ! ( 5 )
Bien sûr qu'il n'avait rien oublié de cette folle aventure , de la musique serrée , de l’odeur du cidre , du corps sensuel de Klervi qui , riant trop fort , s'accrochait ivre , fragile comme une désespérée , à son bras , dans la voiture , à l'arrière . Même , il se rappelait encore l’avoir , tant bien que mal , raccompagnée ensuite à pied chez elle dans la nuit .
- C'est ce soir-là , en effet , précisa Yves , que vous aviez décidé de faire un petit détour par la plage , tous les deux , " pour prendre l'air " . Elle m'a avoué plus tard qu'elle ne se sentait pas très bien , qu'elle ne savait plus ce qu’elle faisait . Je suis devenu son confident , par la suite , quand elle s'est mise à déprimer ... Nous étions jeunes . C’était une faute , peut-être , m'a-t-elle expliqué , mais pas un péché .
- Je suis parti le lendemain , je croyais que je ne l'intéressais pas , lui répondit l'artiste .
- Parce qu’elle avait honte , et parce que le jeune Kernéis , un gars tranquille , riche propriétaire , la voulait pour femme . Elle pensait que tu ne pourrais rien lui offrir ...
Goulwen ferma les yeux , la mine défaite .
L'autre ajouta :
- Ne lui en veux pas . Elle n’a jamais voulu prétendre que son enfant n’était pas de Kernéis . Elle n’a jamais avoué non plus que Lotta était de toi . Mais je l’ai entendue , un soir , me dire : " Elle a les yeux que Goulwen a peints .”
La jeune fille , qui approchait , leur fit signe .
- Alors , je crois que tu as le droit de savoir . Elle n'est pas morte d'un cancer . Elle s'est suicidée ...
Sur la plage , au crépuscule , on vit Lotta rejoindre Goulwen .
Le ruban rose flottait encore , délicat , parmi les nuages noirs , comme un signal de reconnaissance au-dessus du vaste océan .
LE RUBAN ROSE DU CREPUSCULE ( Nouvelles ) - II - Création .
LE RUBAN ROSE DU CREPUSCULE
II - Création
" Qu'est devenu mon coeur ,
Abîme déserté ? "
Emile Nelligan - " Le Vaisseau d'Or " ( 1899 )
Prologue - N'est-ce pas , pour ses lecteurs , le rôle d'un écrivain que de fonder une seconde patrie " ermitage suspendu , véritable Eden des passions en liberté " ? , se demandait Julien Gracq . ( 1 )
Pendant qu'allongée près de sa toile à l'ombre d'un arbre , une jeune artiste , dont le regard se portait vers le firmament , lui répondait par sa peinture , cherchant son propre reflet dans ce vaste miroir qui , par-delà l'espace et le temps , lui jouait le jeu du perpétuel retour ...
" C'était l'été ... Elle s'étendait , cachée avec son amant dans les roseaux , tous deux coulaient leurs rires dans l'étang , l'âme remplie de pensées d'amour éternel , de baisers , de désespoir ... " ( 2 )
Que se passa-t-il alors , quand , au-delà de son iris de cristal translucide et clair , elle se mit à longuement contempler , tremblante d'émotion , l'abîme de insondable , se disant , sans doute , que l'être humain , mortel , n'était qu'un pauvre exilé , comme l'avoue Katherine Mansfield vivant au Prieuré de Fontainebleau , et qui , s'apitoyant sur ses derniers jours de solitude , écrivait : " nous sommes des naufragés sur une île déserte " ? ( 3 )
" Chaque coeur viendra , mais comme un réfugié ... " , lui chantait encore une envoûtante sirène , à moins que ce ne fût une ondine , tandis qu'en écho , cette autre phrase , venait mourir sur son rivage de vagues mélancoliques , ressemblant aux flots de la mer " toujours recommencée " : " L'Amour divin a traversé l'infinité de l'espace et du temps pour aller de Dieu à nous . Mais comment peut-il refaire le trajet en sens inverse quand il part d'une créature finie ? " ( 4 )
Se pourrait-il alors que notre interminable Chute ait fait tomber Dieu de Son piédestal , que notre acédie , ou lassitude spirituelle , corresponde , en écho du nôtre , à son crépuscule , avalanche de soleils et trous noirs , formes de dépressions gigantesques , faces cachées de Lunes sanglantes , comme un symbole de Sa Crucifixion ?
" Ta douleur ici ne vaut rien , ce n'est que l'ombre de ma blessure ... " , se mit à tristement psalmodier à nouveau l'aquarelliste . ( 5 )
" Il y a tant d'horizons divers , dit Sainte-Thérèse à sa soeur , tant de nuances variées à l'infini que la palette elle-même du Peintre Céleste pourra seule , après la nuit de cette vie , me fournir les couleurs capables de représenter les merveilles qu'Il découvre à l'oeil de mon âme ... " ( 6 )
La lumière hivernale , aujourd'hui , se reflétait avec une netteté toute crue dans le grand miroir ovale vers lequel , près de la fenêtre , elle se dirigea , ne sachant pas exactement ce qu’elle cherchait . Quelque chose dans son reflet , c'était sûr , avait changé . Une lueur douce brillait sur sa peau diaphane . Son regard semblait plus profond , ses traits plus apaisés ...
- Comment est-ce possible ? , soupira-t-elle , passant doucement la main sur son abdomen un peu tendu . Nous avions pris nos précautions ...
Le silence lui répondit , vibrant , comme s’il respirait avec elle . Puis , comme une présence dans la profondeur argentée du miroir , elle entendit ces quelque mots :
- Tu n'es pas seule !
- Qu’est-ce qui m’arrive ? , se demanda-t-elle , frissonnante , appuyant un doigt contre le verre pour s'assurer qu'il n'y avait personne à l'intérieur , tandis qu'un pâle rayon d’hiver pénétrait sous la loggia . Elle ajusta , autour du tableau , les dernières lampes quand on frappa les mêmes trois coups légers qu'au théâtre , presque trop doux , trop musicaux pour être anodins .
La porte qu'elle ouvrit , fit apparaitre un homme assez grand , mince , au sourire timide , au regard calme et presque trop clair , une écharpe sombre enroulée autour du cou , un étui de violoncelle en bandoulière .
Le concertiste rentrait d’une tournée en Scandinavie .
1 - " En Lisant , en Ecrivant " ( 1980 ) , 2 - Stendhal - Balzac - Flaubert -Zola , recueil de Julien Gracq ( 1910 - 2007 ) , écrivain français .
2 - " La Fascination de l'Etang " ( The Fascination of the Pool , 1929 ) , nouvelle de Virginia Woolf ( 1882 - 1941 ) , femme de lettres britannique .
3 - " Fragments d'un Enseignement Inconnu " ( 1947 ) , 18 , de Piotr Ouspenski
( 1878 - 1947 ) , philosophe ésotériste russe .
4 - " Anthem " , chanson de Leonard Cohen ( 1934 - 2016 ) dans son album " The Future " , copyright 1992 Leonard Cohen / Sony Music Entertainment Inc.- " Columbia " - All rights reserved .
" Every heart will comme ,
But like a refugee ... "
- " La mer, la mer , toujours recommencée ! " ( " Le Cimetière Marin " , poème de Paul Valery )
- " L'Attente de Dieu " ( 1942 ) - Exposés : L'Amour de Dieu et le Malheur , Simone Weil ( 1909 - 1943 ) , philosophe , écrivaine française .
5 - " Avalanche " ( 1971 ) , chanson de Leonard Cohen dans son album " Songs of Love and Hate " , copyright 1971 Leonard Cohen / Sony Music Entertainment Inc. - " Columbia " - All rights reserved - Traduction française de Graeme Allwright dans son album " Graeme Allwright Chante Leonard Cohen " ( 1973 ) , copyright Graeme Allwright / Phonogram - Mercury / Pathé-Marconi - Tous droits réservés .
6 - Lettre de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face , datée du 13 septembre 1896 , à Soeur Marie du Sacré-Coeur .
7 - Kalm-chok = calme plat ( breton ) .
8 - " La Cigale " et " Le Melocotton " , deux établissements nantais proches de la place Graslin .
9 - Mambo = style de danse populaire inventé dans les années 1930 par le musicien et compositeur cubain Arsenio Rodriguez ( 1911 - 1970 ) .
10 - Le Passeur des Mondes ( Cycle de L'Etoile I ) , II , 7 - La Jeune Fille et la Licorne - Copyright 2015 Dan Ar Wern / Edilivre - Tous droits réservés .
11 - Le Livre de Virginia ( Cycle de L'Etoile VI ) , I , 8 - Première Touche ( 15 , 16 ) - Copyright 2020 Dan Ar Wern / Edilivre - Tous droits réservés .
12 - L'Abîme ( The Gulf , 1916 ) , poème de Katherine Mansfield ( 1888 - 1923 ) .
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