Auteur : DAN AR WERN
Titre : AUBERIVE
Genre : Roman
Éditeur : Éditions Edilivre , Paris
Année de publication : 2016
perspectives
Perspectives - VI - Analyse critique de " AUBERIVE " ( Cycle de L'Etoile III - Troisième Cercle ) , 1 : La Rencontre .
Perspectives
VI - Analyse Critique de " AUBERIVE " .
( Cycle de L'Etoile III - Troisième Cercle )
" Qui êtes-vous ? que faites-vous ici ? Je ne vous connais pas . Et pourtant , il me semble que je vous connais . "
ALAIN-FOURNIER - " Le Grand Meaulnes " ( 1913 ) .
Suite de " La Demeure Enchantée " ( Cycle de L'Etoile II ) , " AUBERIVE " est constituée de 8 nouvelles et 6 poèmes .
1 - La Rencontre
Auberive , troisième cercle du " Cycle de L’Étoile " , s’ouvre sur une rencontre .
Mais , dès les premières pages , celle-ci apparaît comme beaucoup plus qu’un simple événement romanesque . Elle est un seuil . Derrière l’apparence d’une histoire sentimentale se profile déjà l’une des interrogations essentielles de l’œuvre : qu’y a-t-il derrière le miroir des apparences ?
Yann Kervern , déçu par sa vie familiale , commence une correspondance avec une mystérieuse inconnue dont la rencontre prochaine doit bouleverser son existence . Le point de départ semble appartenir au domaine traditionnel de l'intrigue amoureuse : un homme , enfermé dans une vie devenue insatisfaisante , découvre , à travers une femme qu’il ne connaît encore que par des mots , la promesse d’un autre avenir . Mais cette promesse est immédiatement placée sous le signe de l’ambiguïté . Car que connaît-on réellement de celui ou de celle que l’on croit connaître , et comment aimer quelqu’un que l’on ne connaît pas ?
L’exergue , emprunté au " Portrait de Dorian Gray " d'Oscar Wilde , donne d’emblée une dimension tragique à cette prochaine entrevue : Dorian Gray croyait avoir trouvé dans Sibyl Vane l’accomplissement de son rêve amoureux . Mais l’artifice théâtral qui faisait le charme de la jeune femme allait disparaître lorsque l’amour entrerait dans la réalité . Celle qui savait merveilleusement interpréter " Roméo et Juliette " ne parvenait plus à jouer lorsque son propre moi devenait le véritable théâtre indistancié de son coeur . Ainsi , l’artifice de la vérité se retournait contre celui qui croyait pouvoir vivre son rêve . Le théâtre devenait théâtre d’ombres , le faux clair de lune éclairait des décors de carton-pâte , et l’alchimie du rêve se transformait peu à peu en cauchemar .
La question surgissait alors naturellement : quelle distance sépare le rêve de la réalité ? La vie elle-même n’est-elle pas un songe , comme le suggère Calderón de la Barca ? Et si tel est le cas , quelle réalité demeure lorsque les décors tombent , lorsque le portrait se brise , lorsque les oripeaux de l’apparence ne parviennent plus à dissimuler ce qui se trouve derrière eux ? C’est à partir de cette interrogation que " La Rencontre " se déploie sur trois niveaux .
Le premier concerne la littérature . Le 1er juin 1905 , jour de l’Ascension , sur les marches du Grand Palais , paraissait , accompagnée d’une dame en noir , une jeune femme blonde portant un manteau marron clair , ainsi qu'un gracieux chapeau de roses dont l'apparition renvoyait à la rencontre capitale qui bouleversa la vie d’Alain-Fournier : celle d’Yvonne de Galais , devenue , dans " Le Grand Meaulnes " , la figure presque mythique de la femme entrevue , désirée et perdue .
Ainsi , la rencontre n’est jamais un évènement ordinaire si elle appartient déjà à la mémoire de la littérature . La femme réelle se transforme en personnage , le personnage en mythe, et le mythe finit par devenir le miroir d’une quête intérieure .
Le deuxième niveau est celui du monde profane , celui de la routine quotidienne et de l’individu moderne . Yann est cet homme pris dans la grande ville , enfermé dans une vie familiale qui ne répond plus à son désir profond , gagné par la solitude et l’incommunicabilité . Le silence qui l’entoure est celui que le célèbre duo Simon and Garfunkel ont fait entendre dans leur légendaire chanson " The Sound of Silence " : un monde où les hommes se côtoient sans véritablement se rencontrer .
Dès lors , les apparences deviennent une seconde prison , puisqu'il faut toujours faire semblant , présenter à l'autre un visage acceptable , se conformer à l’image que la société attend de chacun . Le " look " importe davantage que ce que l’on est réellement . Même Noël peut perdre sa signification spirituelle pour devenir le simple décor d’une fête foraine !
Mais , derrière cette critique du monde contemporain , se profile une interrogation beaucoup plus ancienne : où se trouve le réel ?
Les sourires de fausse prévenance , les décors sérieux ou sombres , les paroles vides des bateleurs de la politique , de la science ou de l’art , tout semble participer d’une vaste représentation . L’homme moderne vit entouré d’images , de certitudes toutes faites et d’illusions qu’il prend pour la réalité . Il regarde le monde , mais ne sait plus nécessairement ce qu’il voit .
Alors , commence le troisième voyage , celui qui conduit de l’autre côté du miroir .
" Connais-toi toi-même , et tu connaîtras l’univers et les dieux " : l’antique maxime devient ici une méthode pour dépasser le visible . Il ne suffit plus de pouvoir déchiffrer les apparences du monde , il faut encore pénétrer les profondeurs de la conscience . Mais cette traversée semble difficile . Le miroir ne se dévoile pas facilement , la vérité échappe , le mystère demeure . L’homme semble être devenu aveugle , comme un esprit de lumière plongé dans les ténèbres de l’incarnation .
C’est pourquoi la phrase qui revient comme un leitmotiv - " Je ne vous connais pas , mais il me semble , pourtant , que je vous connais " - prend une portée nouvelle , n’exprimant plus seulement l’étrangeté d’un face-à-face , mais devenant la formulation même de la reconnaissance inaccessible de l’Autre ici-bas .
Jung permet alors d’élargir cette expérience individuelle à celle de l’inconscient collectif . Les symboles deviennent un langage qui dépasse les traditions particulières , permettant aux hommes de communiquer à travers l'espace et le temps . Ce que Yann éprouve devant Laura pourrait ainsi appartenir à une mémoire beaucoup plus ancienne que celle de sa propre actualité .
Le symbole du chiffre douze vient renforcer cette architecture cachée . Douze mois , douze signes du Zodiaque , douze travaux d’Hercule , douze chevaliers de la Table ronde : le nombre semble organiser le temps terrestre comme le cosmos . Deux fois douze heures forment le cycle du jour et de la nuit . Lorsque retentit l’indication énigmatique de douze heures trente , le temps quotidien semble soudain devenir le signe d’un passage : achèvement d’un cycle , peut-être , mais aussi commencement d’un autre .
Alors , le bureau lui-même devient une tombe . La banalité quotidienne apparaît comme un lieu d’enfermement dont la mort pourrait constituer non pas la fin , mais le passage vers une autre réalité . Avec ses portes ouvertes sur la lumière , Le Grand Palais devient l’image inversée de cette tombe : derrière la matière et les apparences , pourrait se trouver un monde d’ineffables splendeurs inexplorées !
Mais pour y parvenir , il faut que le voile se déchire .
C’est ici qu’interviennent les grandes figures de la tradition symbolique : Isis , Dana , la Grande Prêtresse , puis le voile du Temple de Salomon qui se déchire au moment de la Passion du Christ . Le même geste symbolique se répète : quelque chose est caché , quelque chose doit être révélé .
Et la quête prend alors la forme d’un voyage initiatique . Tel Orphée descendant aux enfers pour y retrouver son Eurydice , l’homme doit accepter de s’aventurer dans les profondeurs de son âme . Il ne sait pas encore ce qu’il y découvrira . Peut-être , au-delà de l’amour de la beauté , cette beauté qui seule serait capable de sauver les pensées les plus insignifiantes , le spectre de la mort qui dessine son vrai visage dans le miroir des rêves , posant immédiatement la question du Bien et du Mal , car aucune initiation ne semblant possible sans souffrance , l’amour peut-il exister sans la blessure qui l’accompagne , la connaissance peut-elle naître sans la perte des illusions ?
Le chef-comptable , figure apparemment dérisoire du quotidien , cherchant sa route à tâtons , devient lui-même , à son insu , la figure d’un initié ignorant de la numérologie , du moins selon les apparences , mais avançant sur un chemin qui ressemble à celui des alchimistes .
La couleur de la lettre , le bleu , introduit l’absolu dans le monde sensible . Puis , les couleurs fondamentales du " Grand Oeuvre " se succèdent : le blanc , le noir et le rouge , associés à l’éruption , à la lave et aux cendres des volcans de l’Etna et du Stromboli .
La matière devient alors le langage visible d’une transformation invisible .
Car le véritable objet de l’Art Royal n’est pas seulement la transformation de la matière . C’est aussi celle de celui qui la travaille .
L’Œuvre au Noir , la Putréfaction ; l’Œuvre au Blanc , la Résurrection ; l’Œuvre au Rouge , la Rubification : ces trois étapes décrivent autant les métamorphoses de l’adepte que celles de la substance . La Pierre Philosophale devient ainsi moins un objet miraculeux qu’un symbole de la conscience transfigurée dans l'invisible .
C’est dans cette perspective que l’Oméga de Teilhard de Chardin peut être rapproché de l’aboutissement de l’œuvre alchimique : un point suprême où la Création pourrait enfin se dévoiler dans son unité . La Gemme enfouie ne serait plus seulement la Pierre d'angle , mais le secret même de l’être accompli .
Le sigle V.I.T.R.I.O.L. résume cette démarche : visiter les profondeurs de la terre pour y découvrir , après rectification , la pierre cachée . Mais la véritable terre à explorer , n'est-ce pas le coeur de l'homme lui-même ? C’est alors que le destin de Yann prend toute sa dimension lorsqu'il refuse d’abord le " bon chemin " , parce qu’il lui paraît trop court , l’existence devant être pour lui une longue épuration de l’âme . Alors , vient le temps de la frustration . Lorsque la conscience des erreurs commises lui révèle qu’il a peut-être refusé d’assumer sa propre vie , le Diable lui montre qu’il s’est trompé de route .
Pourtant , quelque chose , déjà , se produit , quand un coin du voile se déchire , à douze heures trente , et que le visage de sa femme , jetant son masque d'Arlequin , devient celui d’une antique Pythie , lui posant la même éternelle question , terrible dans sa simplicité :
Qu’as-tu fait de ta vie ?
La magie de Noël apparaît alors sous un jour nouveau . L’Avent n’est plus seulement l’attente joyeuse de la naissance : il devient le temps suspendu où l'homme tombé se confronte à son propre double , à ce fruit inespéré qu’il ne voulait plus goûter , rencontre douloureuse l'obligeant à regarder sa " bonne conscience " qui devient alors suspecte : ne serait-elle pas une autre forme de mauvaise foi , la division de l'être entre homme et femme le ramenant au récit biblique de l'Arbre de la Connaissance où la femme est à la fois la tentatrice et celle qui peut devenir l'instrument de sa rédemption , Laura , qui permet à Yann , un bref instant , de franchir la frontière entre ces deux mondes : celui de l'apparence et celui de la vérité , celui de la simple conscience ordinaire et celui d'une possible transmutation spirituelle .
C’est ce qui donne à " La Rencontre " son rythme particulier : le premier mouvement est amoureux , le second s'avère existentiel , et le troisième devient enfin métaphysique , ces trois mouvements dessinant déjà la structure secrète du " Cycle de L'Étoile " : voir , douter , chercher, franchir ...
Le lecteur croit d'abord entrer dans une histoire banale , puis découvre une réflexion sur la solitude et les faux-semblants du monde moderne . Enfin , presque imperceptiblement , le récit s'ouvre sur une autre dimension : celle du symbole , du mythe , de l'alchimie et de l'initiation .
Cependant , s'il s'agit d'une révélation , la véritable personne inconnue n'est pas uniquement Laura . Car telle est sans doute la leçon de cette première nouvelle d'Auberive : derrière chaque visage que nous croyons reconnaître , se dissimule un autre visage ; derrière chaque apparence , une réalité invisible ; derrière chaque rencontre avec l'Autre , peut-être , la rencontre longtemps différée avec soi-même . C'est en ce sens que " La Rencontre " constitue véritablement la porte d'entrée du " Troisième Cercle " ( En Pleine Lumière ) : une lumière qui ne se conquiert qu'après avoir accepté de traverser l'ombre ...
Publicité
Perspectives - V - Analyse critique de " La Demeure Enchantée " ( Cycle de L'Etoile II - Deuxième Cercle ) , 2 : Aventure Romanesque et Dramaturgie de l'Inconscient .
Perspectives
V - Analyse Critique de " La Demeure Enchantée " , 2 .
( Aventure Romanesque et Dramaturgie de L'Inconscient )
La Demeure Enchantée
( Cycle de L'Etoile II - Deuxième Cercle )
Suite du " Passeur des Mondes " ( Cycle de L'Etoile I ) , " La Demeure Enchantée " ne se contente pas de prolonger une intrigue : le roman creuse une dynamique spirituelle déjà amorcée , celle du passage entre les plans du réel . Toutefois , là où le premier ouvrage explorait essentiellement l’expérience du seuil , celui-ci en interroge les conséquences intérieures . L’aventure extérieure devient le théâtre d’un processus psychique profond que l’on peut mettre en lumière avec la pensée de Carl Gustav Jung .
4 - Double et Lumière
Roll , en tant que protagoniste , se confronte ici à une série d’expériences qui représentent la descente dans l’inconscient . L’apparition de la mystérieuse " dame en noir " , avec son accent slave et son parfum évoquant des souvenirs d’enfance , illustre ce que Jung appelle l’Anima , figure féminine intérieure , médiatrice entre le conscient et l’inconscient , qui attire le jeune homme vers la révélation .
Le cadre de la basilique Saint-Denis renforce ce symbolisme : la lumière sur le mausolée de Louis XVI et Marie-Antoinette peut être interprétée comme un halo de conscience éclairante , tandis que le cri infernal et le mélange du rêve et de la réalité traduisent la peur de l'ombre et la confrontation à des forces psychiques inconnues . Le papier signé " Belphégor " agit comme l'ombre projetée , un message venant du côté obscur de la psyché que le héros doit intégrer pour évoluer . L'éloignement de Pierre-Henry ( symbolique de celle de Louis XVI et de la Monarchie ) et les mécanismes mystérieux du mausolée , symbolisent la confrontation de son ami avec certains aspects cachés de son psychisme où le double disparu représente la part inconnue ou refoulée de l’individu . La découverte de la salle d’Horus et de la voix résonnant sous la voûte introduit le thème de l'archétype du mage ou du " Grand-Prêtre " , modèle de sagesse ancestrale et de puissance occulte précédant le christianisme , cette statue du dieu égyptien suggérant au jeune explorateur de progresser dans un processus d’individuation figuré par le symbolisme solaire initial confrontant la divinité intérieure aux forces obscures qui ont structuré , d'abord , l’univers primitif . Ainsi , la descente dans les galeries souterraines , comme la rencontre avec les mécanismes cachés de la basilique , traduisent le voyage initiatique vers l'inconscient profond , ces escaliers tortueux , grilles et cryptes , qui sont des métaphores de la descente dans un lieu où l’individu affronte ses peurs et ses désirs inconscients . La vision du halo de lumière sur le mausolée , en contraste avec la silhouette drapée de noir , témoignent de cette lutte entre l'ombre et la lumière , confrontation nécessaire à l’intégration de la psyché . L’expérience de Roll , drogué et désorienté , illustre aussi cette frontière floue entre rêve et réalité où le moi doit se réconcilier avec ses contenus inconscients . Le motif de la réincarnation du personnage de Morgane en sa doublure Anna Pavlovska , et la transformation de celle-ci en Lady Richmond pendant la séance de spiritisme , mettent en avant ce masque social que l’individu doit porter pour naviguer dans le monde réel , tout en dissimulant les aspects les plus profonds de sa psyché . La substitution , motif récurrent , révèle , ici , la difficulté de distinguer le " Soi " authentique des projections et illusions qui structurent notre identité véritable hantée par un double , celui-ci préfigurant , lors de confrontations ultérieures , la lutte avec ces forces de perdition qui vont accuser Roll d'avoir assassiné , sous le masque de Belphégor , le " Grand-Maître " survivant dans son " Immortelle " , Sophie !
Le personnage de Rhéa , dame d’atours d’Antinéa , relie encore celui-ci au mythe atlantéen , symbolisant la fluidité océanique ambivalente de la psyché féminine , à la fois traîtresse , mais aussi nourricière , mystérieuse et initiatrice , l’eau et l’Atlantide représentant l’inconscient profond , tandis que la princesse incarne un archétype de guide spirituel pour le héros .
5 - Chute et Rédemption
En tant que gardienne des Cristaux d’Équilibre , elle est , grâce à sa relation télépathique avec la créature de Baal et la Pierre vivante en forme de cœur , la figure féminine sage et intuitive capable de percevoir et de communiquer aussi bien avec l'invisible qu'avec ce noyau intérieur où se rejoignent toutes les polarités psychiques . Les " Mutants " d’Orion , conduits par Seth , représentent quant à eux les forces hostiles de l’inconscient projetées sur l’extérieur , menaçant l’harmonie et l’équilibre . La capture d’Horiosis et la trahison de Rhéa sont autant de manifestations des conflits non résolus qui mettent en péril la totalité psychique et le monde symbolique du continent fabuleux . Rhéa elle-même , préfigurant la destinée de Roll , illustre l'incapacité de l’homme reconnue trop tard lorsqu'il croit agir correctement , tandis que sa naïveté , sa faiblesse et son irresponsabilité conduisent à la destruction . La " Prophétie du Nord " , miracle attendu , symbolise cette force guidant vers la réconciliation et la réalisation de l’individu , même lorsque les repères ordinaires sont perdus . La fuite vers la patrie céleste et le voyage interstellaire représentent l’archétype d'une Assomption permettant de rejoindre un ordre supérieur de conscience . Enfin , la destruction finale de l’Île et la dispersion des Cristaux , de même que l’émergence du fragment du Saint Graal à travers les siècles , montrent la mort symbolique et la rédemption d'une civilisation perdue qui , métaphore d'un naufrage collectif , doit être réintégrée dans l'ordre céleste pour permettre à l’âme de renaître sur de nouvelles bases . Pour conclure , " La Demeure Enchantée " , au fil de ses cinq parties , nous offre un récit où archétypes et symboles s’entrelacent avec les mythes universels . Ce voyage dans l’Atlantide n’est pas seulement un récit d’aventures fantastiques , mais une allégorie de la psyché humaine , de ses crises , de ses trahisons comme de sa quête incessante vers l’unité intérieure et la transcendance .

/image%2F1535069%2F20260227%2Fob_0f8765_la-demeure-enchantee-couverture.jpg)
/image%2F1535069%2F20260226%2Fob_34e655_la-demeure-enchantee-couverture.jpg)

/image%2F1535069%2F20251028%2Fob_5af520_novalis-heinrich-von-ofterdingen.jpg)
