AU SEUIL DE L'INVISIBLE - Deuxième Partie - Le Passage de l'Arche - V - Le Pays des Merveilles .
30 Mai 2026 , Rédigé par Dan Ar Wern Publié dans #AU SEUIL DE L'INVISIBLE
Deuxième Partie
Le Passage de l'Arche
" Je ne te laisserai pas partir
Si tu ne me bénis pas ..."
Genèse , 32 , 27 .
" Peut-être qu'une rafale de vent m'emportera ailleurs ,
là où la vie reprendra forme ? Elle fait semblant d'être vivante , sa douce chair de femme glacée ... Que veut-elle de moi si elle est morte ? "
Francisco Coloane - " Tierra Del Fuego " ( Sur le Cheval de l'Aurore , 1956 )
14 - La culpabilité dont on l'avait nourri , en Bretagne , pour son choix professionnel , n’était pas la seule chose qui le rongeait , c’était aussi le sentiment d’être prisonnier d’une vie , terne et banale , qui , en rien , ne ressemblait au passé glorieux d’un pays qui le hantait sans cesse , mais qui l'avait déçu . Au cœur de son tourment , il découvrit que c’était aussi sa chance de pouvoir tout quitter , sans prévenir personne , et d'abandonner ce métier qu'il n'aimait plus de même que cette existence nouvelle devenue pour lui trop prosaïque , de disparaître dans la nuit , laissant derrière lui ce qu’il n'avait accompli que par devoir , et qui représentait à ses yeux , désormais , tout ce qu’il détestait de cette routine liée à l’absence de défis , de cette grisaille parisienne monotone dans laquelle il vivotait .
" L'âme n'est-elle qu'une ombre emprisonnée dans la maison du péché ? " , s'interrogea-t-il un matin , jaugeant , dans le miroir du salon , la banalité de son visage .
On ne peut pas refaire la route en sens inverse . L'homme n'est jamais satisfait de son sort quand il doit choisir sa voie entre mal et bien , se retrouvant souvent coincé à la frontière qu'il juge souvent factice , infranchissable , du crépuscule et de l'aube , de l'être et du néant ...
Qui peut dire ou finit la chair mortelle , où commence l'Esprit de Dieu ? Ne nous attend-Il pas quelque part , loin du mensonge ? ( 19 )
Il aurait pu fréquenter les bars de la ville afin de se forcer à oublier dans l'alcool , comme ses collègues , ce que rien , malgré tout , ne pourrait effacer ...
Dans un monde qui écrase et dont on voudrait s'échapper pour en découvrir , comme l'alpiniste , la face cachée , beaucoup plus belle et plus clémente , alors qu'on se trouve au pied d'une grande montagne qu'il faudra gravir avec peine , et qu"on se trouve abandonné , jeté dans le mouvement d'une errance perpétuelle où l'on ne se sent plus que de passage face à une sombre réalité devenue étrangère ...
15 - Pierre ignorait encore que certaines rencontres , même brèves , déplacent silencieusement l'axe d'une existence . À cette époque , il achevait sa troisième année dans la police . L'enthousiasme des débuts s'était depuis longtemps dissipé .
Il avait cru trouver dans cette profession l'action , le contact humain , l'imprévu , le mystère , peut-être , et même une certaine forme de justice concrète . La réalité s'était révélée bien différente . Les journées s'écoulaient dans un bureau exigu dont la fenêtre donnait sur une cour grise , où les dossiers s'empilaient comme un immense tas de paperasserie sans âme , où les procédures se succédaient avec les convocations de témoins qu'on avait honte de recevoir dans une telle inconfortable promiscuité , où les formulaires semblaient engendrer d'autres formulaires . Faute de personnel administratif , il passait des heures à rédiger , classer , vérifier , corriger . Chaque affaire , avant même d'avoir commencé à vivre , lui paraissait engloutie sous des montagnes de papier !
Plus pénible encore que cette routine était , pour lui , la découverte progressive de certaines médiocrités humaines , les rivalités de service , les jalousies dérisoires , les querelles de couloir , les ambitions minuscules pesant davantage que le travail lui-même . Il avait toujours espéré rencontrer des hommes guidés par une sorte d'idéal , mais c'étaient des fonctionnaires plutôt préoccupés de leur avancement ou de leurs horaires qu'il avait souvent trouvés .
De plus , à cette lassitude professionnelle , s'ajoutaient les critiques répétées de son ancienne professeure de breton qui , à chacune de leurs rencontres , lui faisait comprendre que son entrée dans la police avait été une erreur et que , selon son point de vue , il était fait pour autre chose .
Ces remarques réveillèrent les doutes qu'il portait déjà en lui . Peu à peu , une impression d'étouffement s'était installée . Il lui semblait vivre à côté de lui-même , comme si sa véritable vie se déroulait ailleurs que dans ce bureau parfois paisible comme une tombe , parfois retourné comme un navire par la tempête , à cause d'une procédure de flagrant délit ! Puis , lorsque arriva enfin ce moment fort attendu de partir en congé , il choisit presque au hasard , laissant errer son imagination vagabonde au-delà des vitres assombries par la saleté pluvieuse et les lueurs bleuâtres d'un timide soleil d'hiver jouant à cache-cache avec l'ombre des nuages noirs en lambeaux , vers cette destination qu'il connaissait fort bien , les Alpes , ces montagnes qui semblaient appartenir à un autre monde , celui de sa jeunesse ! Après les murs gris du cabinet judiciaire , les sommets lui donneraient sans doute le sentiment d'une liberté retrouvée , et les forêts de mélèzes , les torrents d'eau vive , les vallées silencieuses , les glaciers étincelants sous le soleil lui rendraient une respiration qu'il croyait avoir perdue .
Il partit seul , mais , dès son arrivée , quelque chose se transforma en lui , quand il marchait , chaque matin , dans la neige , et chaque soir , au retour du ski , revenant émerveillé d'avoir enfin trouvé ce qu'il avait toujours cherché sans parvenir à le nommer : l'espace ! Puis , au moment le plus inattendu , survint la rencontre .
16 - C'était au refuge où il prenait régulièrement son déjeuner .
Chaque jour , assise à la table voisine , il y avait une jeune femme qui , elle aussi , semblait voyager seule . Ses cheveux blonds captant la lumière du soleil , son regard clair exprimait une curiosité joyeuse contrastant avec la réserve habituelle des touristes européens .
Ce fut elle qui , lui tendant gracieusement un menu , lui adressa la parole la première .
- Vous êtes français ?
Son accent chantait légèrement .
Le jeune inspecteur lui répondit , la conversation s'engageant avec une facilité déconcertante , malgré les difficultés de la touriste étrangère à maîtriser la langue française . Elle s'appelait Emily , disait-elle , et venait des États-Unis d'Amérique . Au fil des heures , puis des jours , les deux visiteurs , qui faisaient partie , chacun , d'un groupe d'activité différent , parvenaient quand même à se retrouver presque naturellement lorsqu'une randonnée collective en appelait une autre , une promenade commune se prolongeant jusqu'au coucher du soleil , un café devenant un dîner .
Celle-ci lui parlait avec enthousiasme de son pays natal , évoquant les immensités du " Far-West " américain , les routes interminables traversant les déserts , les grandes villes de " Frisco " , de Saint-Louis où elle vivait , de la " Grosse Pomme " où chacun pouvait , malgré tout , s'il voulait , lui expliquait-elle , recommencer sa vie . Et quand elle racontait ses études , les emplois successifs qu'elle avait exercés sans que personne n'y voie un échec , ses voyages , Pierre découvrait ainsi une manière de concevoir et d'aborder l'existence qui le fascinait ... Pour lui , élevé dans une culture où les trajectoires paraissaient souvent tracées d'avance , un tel monde possédait un parfum de liberté presque irréel .Toujours au futur , en mouvement vers quelque chose d'autre , elle lui parlait également de ses projets . Bientôt , cette confiance le déconcerta autant qu'elle l'attirait . Lui-même lui décrivit la Bretagne de ses rêves , les forêts , les légendes , les lectures qui avaient nourri son imaginaire . Emily l'écoutait avec une attention sincère . Elle semblait comprendre des faits que beaucoup de ses compatriotes n'avaient jamais remarqués . ( 20 )
Lors d'une excursion près d'un lac d'altitude , ils s'arrêtèrent longtemps sur un promontoire rocheux .
Tout autour d'eux , les sommets se perdaient dans les nuages .
- Tu devrais venir en Amérique un jour ! , lui dit-elle soudain .
La phrase fut prononcée simplement , comme une évidence . Il se mit à lui sourire , à lui serrer tendrement la main , mais ces quelques mots continuèrent longtemps de résonner en lui . Tu devrais venir en Amérique . Pour la première fois , ce qui n'était jusque-là qu'un rêve vague prenait une forme concrète . Depuis l'enfance , les récits d'aventure , les romans , les films , les grands espaces visionnés dans les documentaires , nourrissaient son imagination . Pourtant , jusque là , il n'avait jamais véritablement envisagé de franchir l'océan . Maintenant , l'idée devenait possible , presque réelle ... Ensuite , la deuxième semaine se mit à défiler encore plus vite qu'une ultime descente à ski . Au dernier soir , s'éloignant un peu de la fête marquant la fin du séjour , ils marchèrent dans un sentier dominant la vallée . Aucun des deux ne parlait beaucoup , car ils savaient que chacun repartirait bientôt vers sa propre vie . Le lendemain , lorsque vint le moment de partir , ils échangèrent leurs adresses . Puis , Emily disparut dans la foule de la gare . Pierre , éprouvant alors une étrange sensation de tristesse mêlée à l'excitation d'un commencement , la regarda s'éloigner . Quelque chose , pourtant , venait de s'ouvrir devant lui . Un horizon !
17 - De retour au bureau , il comprit qu'entre les classeurs métalliques , les formulaires et les néons blafards , plus rien n'était tout à fait comme avant . Les murs lui paraissaient plus étroits , les procédures plus absurdes , les conversations plus insignifiantes . Désormais , derrière chaque dossier , derrière chaque journée monotone , se dessinait l'image des montagnes , du ciel immense et du sourire d'Emily . Sans le savoir encore , cette semaine dans les Alpes venait de semer la graine d'une décision qui allait transformer sa vie . L'Amérique n'était plus un rêve .
Elle devenait un appel !
Maintenant qu'était achevé le séjour à Villeneuve , les jours avaient passé avec une stupéfiante angoisse , mêlée de lenteur , comme si le temps , là-haut , s'était écoulé sous d'autres lois . Pierre avait , chaque nuit , rêvé la présence d'Emily sur les pistes , retrouvant une passion qu'il croyait depuis longtemps perdue , guettant un signe d'elle , coup de téléphone ou lettre , chaque matin , puis , le soir , espérant prolonger un peu , autour d'une sangria ou d'un chocolat chaud , les conversations qu'ils avaient commencées dans les bars de leur station favorite ou sur ses remontées mécaniques . L'américaine semblait appartenir encore à ce monde blanc de lumière et de neige , riant facilement , skiant avec une aisance qui fascinait son compagnon . Lorsqu'elle descendait une pente , elle semblait danser davantage que glisser , lui expliquant les gestes , corrigeant ses mouvements , l'encourageant lorsqu'il hésitait .
( 21 )
- Relax , Pierre ! Take it easy !
Et elle repartait dans un éclat de rire ! Peu à peu , sous sa direction patiente , il devenait un skieur acceptable . Pas brillant , certes , mais suffisamment sûr de lui pour profiter enfin , sans tomber à chaque virage , des descentes . Près d'un lac d'altitude encore glacé, au début d'un après-midi , ils s'étaient éloignés du groupe . Le silence était presque complet . Seul le vent descendait des sommets , caressant le pelage de quelques marmottes . Tous deux s'étaient assis sur un rocher pour contempler les montagnes . C'est là qu'elle lui avait parlé davantage d'elle-même .
Elle était arrivée , quelques mois auparavant , de la côte est des États-Unis , travaillant comme jeune fille au pair à Neuilly , rue de Madrid , auprès d'une famille aisée . Le reste du temps , la jeune fille suivait des cours de français à Paris , fréquentant aussi une école de danse . ( 22 )
Lorsqu'elle évoquait cette dernière activité , son visage s'illuminait.
- J'adore danser ! Depuis toujours !
Pierre n'en doutait pas un instant . Toute sa personne semblait animée par le mouvement . Sans vraiment réfléchir , il avait osé prendre , un moment , sa main , la pressant plus longtemps que ne l'exigeait la simple amitié . Emily n'avait pas retiré la sienne . Elle s'était contentée de le regarder avec douceur . Cette seconde avait suffi à faire monter en lui une émotion qu'il n'était plus capable de contrôler complètement . Quelque chose de plus fort que l'amitié , quelque chose qu'il n'osait pas encore nommer .
Pendant ce temps , à Paris , la vie ordinaire continuait pourtant de le rattraper . Les remarques de sa professeure de breton résonnaient toujours dans sa mémoire . Elle n'avait jamais compris son entrée dans la police . À chacun de leurs échanges , par lettre , elle trouvait le moyen de lui faire sentir sa déception . Selon elle , son élève gâchait ses qualités . N'aurait-il pas dû , plutôt , lui écrivait-elle avec une certaine constance , faire autre chose , écrire ou enseigner ? Chaque critique réveillait les doutes qu'il portait déjà en lui . Au fond , n'avait-elle pas raison ? Plus les semaines passaient , plus son métier lui paraissait un rôle bizarre avec un costume emprunté . Puis vint le printemps de cet après-midi d'avril , presque estival , où il la retrouva dans le jardin des Tuileries . Les marronniers commençaient à verdir . Les bassins reflétaient un ciel sans nuages . Les enfants poussaient leurs voiliers miniatures sur l'eau calme . L'étudiante arriva en courant presque .Toujours la même énergie , le même sourire !
Ils marchèrent longtemps sous les arbres , le long des allées sablonneuses , puis s'assirent sur un banc pour contempler l'eau d'une fontaine , avant de rejoindre le " Quartier Latin " . Pierre l'invita à dîner rue de la Harpe , dans un petit restaurant qu'il affectionnait : " La Petite Hostellerie ". ( 23 )
L'établissement n'avait rien de luxueux , certes . Mais il possédait cette atmosphère chaleureuse des vieux restaurants parisiens de la " Belle Epoque " , où les conversations semblent durer depuis des siècles . Le repas s'écoula dans une atmosphère presqu'heureuse , le jeune homme écoutant parler sa voisine de ses projets de retour aux États-Unis . Mais , chaque fois qu'elle évoquait cette échéance , une inquiétude le traversait . Le temps leur était compté . Depuis des semaines , sans se l'avouer complètement , n'avait-il pas commencé à construire un rêve fragile , une maison sans fondations ? Ne s'était-il pas surpris à imaginer d'autres promenades , d'autres rendez-vous , l'été approchant , peut-être même un voyage ensemble ? Rien de précis , rien de raisonnable , bien sûr . Seulement cette illusion que quelque chose allait pouvoir enfin commencer . Pour la première fois depuis longtemps , Pierre entrevoyait un avenir qui n'était pas fait seulement de bureaux gris , de procédures , de métro et de solitude !
À la fin du dîner , discrètement , il sortit un paquet qu'il avait apporté .
- C'est pour toi !
Elle ouvrit l'emballage avec curiosité . À l'intérieur se trouvait une paire de ballerines d'un modèle élégant et simple qu'il avait choisi après de longues hésitations . Pendant quelques secondes , la jeune fille était restée silencieuse . Puis son visage s'éclaira .
- Oh , Pierre ... they're beautiful !
Puis , levant vers lui ses grands yeux clairs d'azur , elle lui adressa ce sourire qu'il n'oublierait plus jamais , capable , à lui seul , d'effacer des mois de grisaille !
- Merci !
Il aurait voulu , à cet instant précis , faire s' arrêter le cours du temps . Mais , pendant qu'elle hésitait une seconde avant de reprendre la parole , déjà , revenait l'impitoyable réalité .
- Je dois te dire quelque chose .
Pierre sentit son cœur se serrer .
- Le mois prochain , je rentre aux États-Unis .
La phrase tomba , lapidaire , comme un couperet de guillotine . Il s'y attendait pourtant , même si elle lui faisait l'effet d'une chute .
Elle poursuivit :
- Mais avant ... Dès demain , je pars en Grèce avec ma copine Julie .
Elle souriait encore . Elle parlait de plages , d'îles , de soleil , de voyage au pays des merveilles !
Pierre faisait semblant de l'écouter , n'entendant plus que des fragments de phrases , comme si son coeur venait soudain d'être déchiqueté par un vol de mouettes moqueuses . Quelque chose venait brutalement de mourir en lui , qui n'avait jamais vraiment existé . Mais derrière ces paroles se formait une autre pensée insidieuse , comme si elle avait entrouvert , puis refermé devant lui , une porte vers ce " Nouveau Monde " dont il rêvait depuis l'enfance .
En quittant le restaurant , ce soir-là , tandis qu'ils remontaient lentement les quais de Seine , Pierre vit , devant lui , cette vaste place illuminée que les siècles avaient chargée de tant de souvenirs tragiques . Lui ayant offert une petite rose rouge , elle s'était légèrement blessée au doigt , lui faisant comprendre maintenant ce qu'avaient vécû les héros des romans de son adolescence , qu'il aimait tant , ces êtres que l'Histoire avait séparés au moment même où ils croyaient toucher le bonheur , ces jeunes gens condamnés de la Révolution montant vers l'échafaud sanglant de leurs rêves inachevés !
L'idée lui parut absurde . Et pourtant , c'était quelque chose d'approchant qu'il éprouvait . Non la mort physique , mais l'exécution d'une sentence . Comme un voyageur trop tard venu à ce rendez-vous que le destin n'avait jamais eu l'intention de lui accorder .
( A Suivre )
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DAN AR WERN - AU SEUIL DE L'INVISIBLE - Deuxième Partie - Le Passage de l'Arche - V - Le Pays des Merveilles - Pep gwir miret strizh - Tous droits réservés - All rights reserved . " ETATS D'ÂME " , copyright 2026 .
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Notes :
19 - " Le Portrait de Dorian Gray " , 4 ( The Picture of Dorian Gray , 1890 / 1891 ) par Oscar Wilde ( 1854 - 1900 ) , écrivain irlandais .
20 - " Frisco " ( San Francisco ) , la " Grosse Pomme " ( The Big Apple , New-York ) .
21 - Villeneuve , hameau de La Salle-les-Alpes , commune qui fait partie du domaine skiable de Serre-Chevalier .
22 - Rue de Madrid à Neuilly-sur-Seine .
23 - " La Petite Hostellerie " , 35 , rue de la Harpe -75005 - Paris .
24 - Au temps de la Révolution , la guillotine sera installée sur la place du même nom qui avait été place Louis XV avant de devenir , plus tard , la place de la Concorde . C'est aussi là que Louis XVI et Marie-Antoinette furent exécutés .
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